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Pêche à la coquille Saint Jacques

                                                                             

 

La coquille St. Jacques

L’origine de la coquille Saint-Jacques, qu’on appelle également coquille de Pecten, remonte à de très nombreuses années, environ 570 millions d’années ! Depuis la préhistoire, elle est considérée comme un symbole religieux ou comme une monnaie d’échange.

Grâce au pèlerinage mondialement connu de Saint-Jacques de Compostelle, la symbolique prend toute son importance. En effet, les premiers pèlerins qui ont effectué le trajet, sont revenus avec une coquille St Jacques, en souvenir de leur périple. C’était un objet très pratique puisqu’il pouvait servir à la fois de récipient pour se nourrir ou se désaltérer et comme récipient pour mendier durant leur voyage.

Tantôt symbole religieux, de fécondité ou de chance, c’est à partir de la Renaissance qu’on la retrouve dans l’art et l’architecture. En Bretagne, elle est sculptée au-dessus des portes des maisons ainsi que sur de nombreuses lucarnes.

La pêche de la coquille St. Jacques

Pour pêcher la coquille, les chalutiers sont équipés de dragues. Ce sont des armatures métalliques qui permettent de racler les fonds marins et de récupérer les coquilles enfouies dans le sable.

La coquille St Jacques est pêchée en grande partie dans la baie de St Brieuc. Ce lieu constitue le principal gisement de coquilles en France. Ces gisements, ne sont pas ouverts à la pêche en même temps, et certains sont soumis à des quotas.

Les marins pêcheurs sont également soumis à une réglementation. En effet, la taille du bateau, la puissance du moteur ainsi que la taille de la drague doivent respecter des normes bien spécifiques. Les mailles de ce filet métallique doivent respecter une taille pour ne retenir que les plus grandes coquilles.

Il arrive parfois que certains professionnels pêchent la coquille Saint-Jacques en plongée. C’est une pêche plus respectueuse des fonds marins, mais beaucoup moins productive.

Aussi, la période de pêche commence au mois d’octobre et se termine au mois d’avril, celle-ci est limitée à une durée de 45 minutes, deux fois par semaine. Pour veiller au respect des quotas afin de limiter la surpêche, les affaires maritimes et parfois même la gendarmerie, surveillent les zones de pêche par avion ou par hélicoptère.

La journée type d’un marin pêcheur de coquilles St. Jacques

Un marin pêcheur vit au rythme des marées, il se réveille en fonction des horaires de celles-ci. Souvent, il sort de son lit 4h avant la marée, donc il n’a pas d’horaire exact pour débuter sa journée. On sait simplement qu’il la commence tôt le matin. Aux aurores, il embarque sur le chalutier qui met le cap sur le large. Selon le lieu de pêche, il faut prévoir une à deux heures de trajet.

Dès l’heure officielle du début de la pêche, la drague du chalutier est immergée et tractée par celui-ci pour ratisser le fond marin. Selon l’équipage, la densité de coquilles et la nature du fond, un trait dure environ 10 minutes. Même si les manœuvres sont très rapides, le nombre de traits en quarante-cinq minutes est très réduit. L’enjeu est de ramasser le maximum de coquilles en un minimum de temps.

Sur le pont, les matelots n’ont pas une seule minute à perdre. En effet, plusieurs actions sont nécessaires afin d’optimiser ses chances de rentrer au port avec des coquilles : courir au treuil, remonter et vider les dragues à l’intérieur du bateau, les remettre à l’eau au plus vite pour continuer la pêche. Pendant que la drague est dans l’eau, il faut trier les coquilles, rejeter à l’eau celles qui ne sont pas dans les normes, nettoyer et mettre les autres en sac. Pendant les 45 minutes autorisées, le ballet recommence autant de fois que possible.

Une fois le temps de pêche écoulé, les coquilles sont fraîchement débarquées au port et passent obligatoirement en criée où elles sont soumises à un contrôle de conformité pour vérifier que les marins pêcheurs aient bien respecté les quotas. Afin de préserver la ressource, toutes les coquilles inférieures à 10,2 cm doivent directement être rejetées en mer lorsqu’elles sont prises au piège dans les filets.

VEAU Antoine