Accueil | Newsletter semaine 30/2022

Newsletter semaine 30/2022

NEWSLETTER 2022
Brest – Paris – Toulon
SEMAINE 30

Sommaire :
– Les bâtiments ayant porté le nom de Bélier ;
– Hissons les couleurs ;
– La pensée du jour ;
– Le porte drapeau de la cérémonie du 9 septembre Arc de Triomphe ;
– Repas du 8 septembre au fort Saint Louis (inscription) ;
– Sous-marin russe bientôt opérationnel ;
– Comment adhérer à l’ANMAM ;
– Fête de la libération de la Provence – La Londe les Maures (Var)

LES BÂTIMENTS AYANT PORTE LE NOM DE BÉLIER
Pas moins de six autres bâtiments de la Marine ont porté le nom de Bélier :

Un vaisseau de 64 canons type Caton (1770). Prévu d’être construit à Toulon en 1770, sa construction est ordonnée le 7 février 1770. Il est baptisé du nom de Bélier le 25 février de la même année, mais faute de bois, sa construction sera annulée. Le 12 mars 1770, on décide de construire à la place un vaisseau de 74 canons qui sera le Destin.
Caractéristiques : 1100 t ; 51 x 13,2 x 6,2 m.

Un brig de 16 canons type Vigilant (1801 – 1804). Sa construction débute en août 1799 à l’entreprise Thibaudier du Havre. Mis à flot le 22 juillet 1800, il est armé pour la première fois le 9 août 1801. Son premier voyage a lieu du Havre à l’Ile de France (aujourd’hui appelée île Maurice) puis il rentre à Lorient (20/10/1801-26/10/1802). Le 16 mars 1803, il quitte Brest pour Le Cap (29-30/5) et Pondichéry où il rejoint la division Linois ; Il lui apporte des ordres de repli sur l’Ile de France avant l’entrée en guerre. Le 16 août 1803, il arrive à l’Ile de France avec la division Linois. C’est au cours de cette campagne en océan Indien qu’il capture le petit corsaire Espiègle. Il quitte l’île de France le 10 mars 1804 pour Le Cap puis Muros près de Vigo (Espagne) où il arrive le 29 juin 1804. Probablement dans un état tel qu’il ne peut rallier la France, il est désarmé sur place, et condamné le 29 septembre 1804. Le 1er avril 1805, il est vendu à Muros à M. Papin capitaine du corsaire Confiance de Bordeaux. Il ne sera probablement pas utilisé comme corsaire, car il est détruit par un incendie en juillet 1805.
Caractéristiques : 160 t ; 29,2 x 8,4 x 3,5 m ; 10/1802 : Doublé en cuivre ; XVI.6.

Un garde-côtes cuirassé type Bélier (1872 – 1896) . Mis sur cale à Cherbourg le 15 septembre 1865, il est mis à flot le 9 août 1870, et il est armé pour essais en juin 1872.
Basé toute sa carrière à Cherbourg, il n’a guère quitté les eaux du bassin Charles X. Sa vie sans éclat n’a pas laissé de trace dans l’histoire. Condamné le 8 juillet 1896, il est vendu l’année suivante pour démolition à Cherbourg. Mais lors de sa démolition, l’explosion d’un reliquat de poudre le 25 octobre 1897 entraîna sa destruction presque complète.
Caractéristiques : 3590 t ; 2000 cv ; 65,6 x 16,05 x 5,3 m ; Plans Dupuy de Lôme ; En bois ; Machine alternative ; 2 hélices ; 12 nds ; 155 h ; II.240.

Un contre-torpilleur de 300t type Arquebuse (1904 – 1921) . Sa construction débute en septembre 1901 aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes. Mis à flot le 29 mai 1903, il fait ses premiers essais en mars 1904 à Lorient. Il sera affecté à l’escadre du Nord à Cherbourg de 1904 à 1907, puis à la 1ère flottille de torpilleurs de la Manche en avril 1910. Au déclenchement de la 1ère guerre mondiale, il fait partie de la 3e escadrille de la 2e escadre légère à Cherbourg. De septembre 1915 à 1919, il est déployé en Méditerranée au sein de la 9e escadrille de contre-torpilleurs. Désarmé, il est vendu pour démolition le 20 mai 1922 à Bizerte.
Caractéristiques : 302 t ; 6300 cv ; 58,3 x 6,4 x 3,2 m ; 30 nds ; VI.65 + VI.47 + 2.T ; Symb. de coque : BL.

Un remorqueur à vapeur de 300 cv (1940). Sa construction est ordonnée par une décision ministérielle (DM 23598 CN 4) du 6 mars 1940. Il est alors destiné au port d’Oran. Quand au lieu de construction, la DM précise :  » à construire soit par les Ateliers et Chantiers Maritimes du Boulonnais (Boulogne sur Mer) soit par les Ateliers et Chantiers de la Manche (Dieppe), qui doivent se répartir, deux par deux, quatre des six remorqueurs de 300 CV du lot 1940, soit par un chantier à désigner ultérieurement « . Mais ce Bélier ne verra jamais le jour, et après la débâcle, le 15 octobre 1940, le marché annulé.
Caractéristiques : 190 t ; 300 cv.

Un remorqueur à vapeur de 2000 cv (1953 – 1976). Alors que la France est occupée, la construction de ce remorqueur qui est alors baptisé Wisent, est ordonné en octobre 1940 par les Allemands, aux Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes. Encore sur cale le 11 août 1944 à la libération de Nantes, il est mis à flot en 1945 (?), mais attendra jusqu’au 5 mai 1953 pour entrer en service dans la marine nationale. Il est baptisé Bélier le 14 décembre 1945, et affecté à Oran, mais sa construction sera suspendue en janvier 1946. Le 21 septembre 1950, Les remorqueurs Implacable et Tenace remorquent les Bélier et Pachyderme de Nantes à Brest. Le Bélier est affecté à Bizerte le 10 avril 1951. En 1956, il participe aux opérations de Suez. Le 3 octobre 1963, il remorque la citerne Aiguade de Bizerte à Toulon. Du 19 au 27 août 1965, il participe au remorquage d’un dock de 10000 tonnes de Mers El Kébir à Toulon. Affecté à Toulon en novembre 1968, il remorquera en juin 1971 de Carthagène à Toulon l’épave du Surcouf après son abordage. En avril 1973, il est affecté à Brest. C’est dans ce port qu’il terminera sa carrière le 8 avril 1976, date de sa condamnation sous le numéro Q 552. Sa coque est coulée comme cible de tir en Atlantique le 9 février 1976.
Caractéristiques : 880 t ; 2000 cv ; 51 x 10,2 x 4,2 m ; Programme 1924 ; 1200 tpc ; 2 machines alternatives ; 2 chaudières ; 40 h ; Symb. de coque : A719

Aujourd’hui le remorqueur Bélier (mis en service actif le 26 avril 1981) est à TOULON et poursuit sa fin de carrière tout doucement car il est fatigué. Au terme de 43 années de bons et loyaux services il va être désarmé. Le vingt-quatrième et dernier commandant rentrera les couleurs pour la dernière fois cette année.
Mais nous apprenons à connaître ce bâtiment de la Marine.
Longueur hors tout : 32 m – largeur hors tout : 9 m – tirant d’eau 4.80 m – vitesse 12 nœuds – autonomie 20 jours en mer – déplacement 500 tonnes – traction de 26 tonnes – Il a une autonomie de 10 jours en vivres.
Avec un équipage de 14 marins, le Bélier assure les mouvements de remorquage portuaire et en haute mer, mais également il participe à des missions antipollution.
Il arbore, grâce à ses deux citations, la flamme de beaupré aux couleurs de la croix de guerre 1939-1945, conférant à son équipage le droit du port de la fourragère.
Le président de l’ANMAM est du signe zodiacal du Bélier et en est tout ému.

HISSONS LES COULEURS

Hissons les couleurs!

En France, les occasions de hisser le drapeau tricolore sont assez limitées : manifestations patriotiques, jeux olympiques, victoire en coupe du monde de foot ou de hand, fête nationale. Le drapeau bleu blanc rouge accompagne alors la Marseillaise et la Nation manifeste sa fierté d’appartenir à cette France des Lumières, de la Liberté, de l’Égalité et de la Fraternité. Les militaires saluent le drapeau chaque matin avec une cérémonie dédiée mais ils sont les seuls autant que je sache à se rassembler de la sorte.
Or si on sait quand ce drapeau est né, plusieurs versions existent pour en déterminer la symbolique. C’est incontestablement à la Révolution française que le changement de drapeau s’est imposé. La date exacte de sa naissance est le 27 pluviôse an II, soit le 15 février 1794, par décret de la Convention nationale. L’emblème de la Royauté correspondait à une fleur de lys sur fond blanc. On a gardé le blanc de la monarchie encadré par les deux couleurs de la ville de Paris : le bleu et le rouge.
Une autre version veut que le bleu représente la noblesse (avoir le sang bleu, c’est faire partie de la noblesse) et le rouge le sang du Tiers-Etat, du peuple au sens large, de la bourgeoisie à la paysannerie. Il n’en reste pas moins que cette alliance de ces trois couleurs est le symbole de l’alliance entre le roi et le peuple et donc le symbole d’une France unie.
Si les trois bandes ont été disposées verticalement, c’est que le pavillon néerlandais, avec les trois mêmes couleurs mais disposées horizontalement flottait déjà depuis plus d’un siècle sur toutes les mers du monde. De 1814 à 1830, avec le retour de la monarchie, il disparait au profit du drapeau blanc. Lors du retour de la République, c’est le drapeau rouge qui faillit lui être substitué. C’est le poète Lamartine qui réussit à convaincre qu’il fallait revenir à ce drapeau tricolore. Il est défini aujourd’hui par l’article 2 de la Constitution.
Ces couleurs ont connu certaines variations. Ainsi Valéry Giscard d’Estaing avait voulu un bleu de cobalt pour être plus en phase avec le drapeau européen. Emmanuel Macron est revenu au bleu marine.
22 pays dans le monde possèdent un drapeau avec les couleurs bleus, blanc et rouge de l’Australie à la Thaïlande, en passant par la Croatie, Cuba, les États-Unis, la Russie ou la République tchèque. Dans l’ensemble le blanc est associé à la Liberté et à la Paix Le rouge va de pair avec le danger, la mort, la violence, mais aussi à la passion et à l’amour. Le bleu, c’est l’espoir, la force, la vérité.
Il y a quelques années, l’État a voulu de nouveau que les symboles patriotiques (drapeau, Marseillaise…) soient plus visibles et plus audibles, aux frontons des mairies et des écoles, par exemple. Il faut croire que le patriotisme des français ne s’exprime que quand la Patrie est en danger. La mesure a été assez peu appliquée, ou notre patriotisme n’est-il pas dilué dans l’indifférence et que l’on ne croit pas que l’un des plus beaux pays du monde puisse être menacé. Excès de confiance pour le coq , autre symbole de la France. En latin, il y a eu confusion d’ailleurs avec le mot Galus, le coq et Gallus, le gaulois ?
Texte de Maitre Renard (poète de l’ANMAM)

LA PENSÉE DU JOUR

LA GUERRE entre l’UKAINE et la RUSSIE dure depuis le 24 février 2022 et cela commence à être long et elle s’installe dans un système qui va durer jusqu’à l’automne de sources concordantes. Mais à qui profite cette guerre ?
Le président de l’ANMAM aime à rappeler que : La guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui, eux , se connaissent mais ne se massacrent pas.

LE PORTE DRAPEAU DE LA CÉRÉMONIE DU 9 SEPTEMBRE ARC DE TRIOMPHE

C’est Flavien MANCEAU, étudiant, jeune adhérent de l’ANMAM (18 ans) qui portera le drapeau lors de la cérémonie du 9 septembre. Il a déjà assuré cette activité l’an passé et a été très honoré d’avoir eu cette mission confiée par le président national. (ici à ses côtés).

REPAS DU 8 SEPTEMBRE AU FORT SAINT LOUIS (INSCRIPTION)
Un repas associatif est prévu sur la terrasse du Fort Saint-Louis le 8 septembre 2022 et il vous est demandé d’utiliser le QR Code ci-après pour procéder à votre inscription à ce repas. Parking autos assuré. Bus réseau Mistral ligne 3 ou 23 (depuis le centre-ville).
Nombre de places répartis entre les ayants-droits et les invités, alors faites vite car les premiers arrivés seront les premiers servis.


SOUS MARIN RUSSE BIENTÔT OPÉRATIONNEL
La marine russe a mis en service le 8 juillet le K-329 Belgorod, plus long sous-marin du monde jamais construit. A propulsion nucléaire et long de 180m, il pourra notamment accueillir six torpilles autonomes nucléaires Poséidon et déployer des drones espions sous-marins. La construction de ce sous-marin avait débuté en 1992 et avait été arrêtée à plusieurs reprises par manque de crédits. Les drones-torpilles Poséidon étant encore en phase de test, le sous-marin ne sera pleinement opérationnel que dans plusieurs années.

COMMENT ADHÉRER A L’ANMAM
A l’aide du QR Code ci-dessous , vous pouvez adhérer en toute simplicité à l’Association Nationale de Marins et Anciens Marins et recevoir la newsletter tous les lundis matin sur votre ordinateur.

FÊTE DE LA LIBÉRATION DE LA PROVENCE – LA LONDE LES MAURES (Var)

bonne lecture et vous êtes autorisés à diffuser cette lettre d’information autour de vous.

L’ANMAM bouge…..bougez avec elle. …..
A la semaine prochaine (semaine 31).
Le comité de rédaction.
07 66 77 14 47