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Newsletter semaine 3/2022

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NEWSLETTER ANMAM 2022

SEMAINE 3

PERMANENCES DE L’ANMAM sur RDV
Dans le Var : Tél 06 14 19 86 54
le 18 janvier 2022 à la maison du combattant du 10 h à 12 h au Pradet place du 8 mai 1945 (ancienne gare SNCF) – repas à l’issue pour celles ou ceux qui veulent bien se joindre à la gouvernance (inscription avant le 14 janvier par mail : contact@tous-les-marins.org).
Au siège : 24 bis boulevard Saint-Germain – 75005 PARIS le 20 Janvier à partir de 14 h 30 (inscription préalable obligatoire). Mail : contact@tous-les-marins.org).

NOUVEL AVION DE SURVEILLANCE MARITIME
Le futur avion de surveillance maritime de la Marine sera doté d’un système vidéo embarqué fourni par Atos par Laurent Lagneau. Après avoir créé la co-entreprise « Athea » avec Thales, dans le cadre du projet « Artemis » du ministère des Armées, développé le Système d’information du combat Scorpion [SICS] pour l’armée de Terre et annoncé un partenariat avec Dassault Systèmes en vue de proposer un « cloud souverain », le groupe français de services informatiques Atos participera à la mise au point du Falcon Albatros, l’avion de surveillance maritime que livrera Dassault Aviation à la Marine nationale au titre du programme AVSIMAR.
En effet, via un communiqué publié ce 10 janvier, Atos a annoncé qu’il va accompagner Dassault Aviaton dans le « développement et la production de la nouvelle version du système vidéo embarqué à bord du Falcon Albatros », dont les trois premiers exemplaires seront mis en service e en 2025.
Pour rappel, 12 exemplaires du Falcon 2000 LXS « Albatros » ont été commandés par le ministère des Armées en novembre 2020, pour un montant estimé à 1,3 milliard d’euros [soutien compris], afin de remplacer les cinq Falcon « Gardian » et les huit Falcon 50M actuellement utilisés par la Marine nationale.
Disposant d’un rayon d’action accru [de l’ordre de 10 à 30%] par rapport à ces derniers, le Falcon Albatros sera doté d’un radar à antenne active [AESA] opérant en bande X. de type « SearchMaster », d’une boule optronique Euroflir 400, d’un système de navigation inertielle TopAXYZ, d’un récepteur de géolocalisation par satellite [GPS/Galileo] TopStar 100-2 et d’un système anti-brouillage TopShield CRPA [antennes à diagramme de rayonnement contrôlé].
Aussi, ces capteurs vont générer des flux de donnés et de vidéos en haute définition, qui permettront d’établir, en temps réel, une situation tactique.
Et c’est donc à ce niveau qu’Atos va intervenir puisque le groupe prendra « en charge la conception et la production du système vidéo embarqué qui permet la compression, la distribution et l’aiguillage des différentes données et vidéos tactiques à bord de l’aéronef, en prenant en compte les enjeux de sécurité informatique ».
La solution qu’il proposera devra répondre « à des exigences fortes de sécurité en matière de vérification de l’intégrité et de l’authenticité des logiciels de données » ainsi qu’aux « enjeux-clés de l’aviation de surveillance maritime » que sont « l’agrégation d’informations critiques, la fiabilité et la sécurité des données ».
« Nous sommes fiers d’accompagner Dassault Aviation dans la préparation des Falcon Albatros qui soutiendront l’Etat dans ses missions de surveillance et d’intervention maritime », a commenté Cyril Dujardin, responsable « Digital Security » chez Atos. « Ce projet stratégique nous permet de consolider notre relation de long terme avec Dassault Aviation autour des systèmes embarqués et de mettre en œuvre notre expertise en matière de systèmes de missions sécuritaires et de vidéos haute définition sur fibre optique », a-t-il ajouté.
Effectivement, Atos est également impliqué dans le développement du standard F4 du Rafale, le groupe ayant été choisi en juin 2020 pour fournir une nouvelle génération de passerelle multiniveaux [E-SNA, pour Extension du Système de Navigation et d’Armement] permettant un « transfert bidirectionnel sécurisé » des données entre des « réseaux de niveaux de sécurité et de confidentialité ».

GALETTE DES ROIS – LOTO – TOMBOLA
Afin de renouer avec les bonnes vieilles traditions, nous vous invitons à participer à la galette des rois le 30 janvier 2022 à 14h00. (date limite le 20 janvier 2022). Inscription et renseignements en cliquant sur le lien suivant :https://www.helloasso.com/associations/anmam/evenements/galette-des-rois-janvier-2022
LIEU : Base aérienne de Hyères – Espace Tradition de l’Aéronautique navale – (ancien carré officiers de la BAN HYÈRES) – document à fournir = carte d’adhérent de l’ANMAM à jour.

LA FRÉGATE CHEVALIER PAUL (transmis par un membre de l’ANMAM).
Le Chevalier Paul intègre le dispositif de surveillance maritime dans le détroit d’Ormuz. Engagée en opération AGENOR depuis le 5 décembre 2021, sous le commandement tactique de l’état-major européen actuellement dirigé par la France, la Frégate de défense aérienne (FDA) Chevalier Paul a conduit plusieurs missions de surveillance au profit de navires de commerce lors de leur franchissement du détroit d’Ormuz.
Grâce à ses capacités de détection, le Chevalier Paul a activement participé à la surveillance de l’activité aérienne et maritime, civile et militaire, dans le Golfe et de part et d’autre du détroit d’Ormuz. Cette mission de surveillance de la situation aéromaritime a pour but de renforcer la connaissance de la zone et de détecter au plus tôt d’éventuelles menaces pouvant porter atteinte à la liberté de navigation et à la sécurité du trafic commercial dans le détroit.
Au-delà de cette mission de surveillance de la navigation dans le détroit d’Ormuz, la présence constante d’unités militaires dans le golfe Arabo-Persique permet à la France de disposer d’une appréciation autonome de la situation dans cette zone d’intérêt stratégique.

NOUVEAU PROTOCOLE SANITAIRE
L’ANMAM a signé un nouveaux protocole sanitaire pour l’accès dans ses lieux de permanences pour des locaux mis à sa disposition par la commune. Il faut retenir que le port du masque est obligatoire dès 6 ans, le nettoyage des mains est proposé, le contrôle du passe sanitaire est effectué pour chaque personne quelle qu’elles soient y compris le contrôleur lui-même, qu’il faut tenir un registre avec les noms et tel des personnes présentes. Ne pas consommer de nourritures ni boissons dans les lieux et de désigner un référent Covid de l’association à déclarer à la Mairie. En cas de non-respect des consignes, une sanction peut être appliquée à l’encontre de l’association. Alors, soyons ZEN et appliquons les recommandations pour l’intérêt collectif.

TOULON : UN PROJET DE 150 MILLIONS D’EUROS TOURNE VERS LA MER
Un parc de 2 hectares ouvert sur la mer, une halle marine, un hôtel de luxe, des espaces de travail partagé et un palais des congrès… voilà à quoi va ressembler la future rade de Toulon.
C’est un Toulon méconnaissable qui va sortir de terre. Ou plutôt de mer puisque le grand projet de ces futures années vise à aménager, à l’horizon 2026, une bonne partie du littoral de la cité varoise. Tout a été signé. Le front de mer, jusqu’à présent réservé aux activités nautiques et militaires, va revenir au centre du jeu. « C’est un projet majeur qui débute et qui raconte la reconquête de Toulon vers la mer. On veut retrouver la mémoire de ce lieu et offrir un accès à la mer en plein cœur de ville », annonce Corinne Vezzoni, l’architecte marseillaise choisie pour cette opération pharaonique estimée à 150 millions d’euros. Du stade Mayol – temple du rugby près du port – jusqu’à Pipady, l’une des plages les plus courues de Toulon, un périmètre de 40 000 mètres carrés va être réexploité à la faveur d’une requalification urbaine et paysagère sans précédent. Imaginons un peu : un parc de deux hectares ouvert sur la mer et à deux pas du centre ancien, une halle marine créée, un hôtel de luxe, des espaces de travail partagé et un palais des congrès construit… Sans compter une grande promenade le long des quais avec lieux de détente et commerces à ciel ouvert. « Enfin, on va casser les murs qui nous séparent de l’eau » « Après son cœur de ville, rendu piéton, et les halles, c’est une ville un peu endormie qui s’est brusquement réveillée. Partout, des îlots de fraîcheur rappelleront le caractère marin de la cité. Eau douce, eau salée, eau de pluie, plantes aquatiques et thalasso thermie seront omniprésentes », souligne l’architecte. C’est qu’il ne faut pas manquer le grand virage qu’amorce cette ville de 180 000 habitants, qui gagne aujourd’hui en attractivité, mais dont l’empreinte militaire reste forte. À l’autre bout de la rade, le porte-avions Charles-de-Gaulle fait la fierté des Toulonnais mais le passé illustre de la Marine s’est estompé avec le temps. Le maire de la ville, Hubert Falco, veut donc garder les yeux rivés sur la Méditerranée mais changer le regard de ses administrés sur elle. « Ce projet, c’est le Toulon de demain. Écologiquement exemplaire, fier de son histoire et ancré dans son temps », dit-il. Il a donc saisi l’opportunité de terrains cédés par le géant de la construction navale Naval Group, solidement installé sur les quais, pour imaginer une nouvelle physionomie du bord de mer. Ainsi, les sites militaires, longtemps abrités derrière d’immenses murs infranchissables, vont être rendus aux « civils ». « On savait que la mer était toute proche mais ces murs gigantesques nous empêchaient toujours de l’apercevoir », commente Daniel, habitant du centre-ville. « Enfin, on va casser les murs qui nous séparent de l’eau ! » Seul un grand hangar, où étaient entreposées des torpilles, va être conservé « pour l’histoire ». Ailleurs, un nouveau Toulon va pousser. Avec l’ambition affichée de se distinguer entre ses deux grandes sœurs : Marseille et Nice.

DEPLACEMENT DU PRÉSIDENT AU SIÈGE
Le 20 Janvier 2022, le président se rendra au siège social parisien pour y rencontrer les personnes intéressées et honorer les rendez-vous déjà pris. Faites-vous connaître par un mail (secretaire@tous-les-marins.org) si vous souhaitez être reçu(e) pour traiter d’un sujet qui aura été présenté préalablement au secrétariat.

TOUJOURS MATAF
Ce roman écrit par Jean VINDEVOGEL (ancien marin du porte-avions Foch) est le reflet d’une histoire sentimentale sur le porte-avions. Vendu 20 euros en librairie, nous vous le proposons à 17 euros sous réserve de justifier de votre passé ou appartenance à la marine. Nous nous chargeons de l’envoi à votre demande. (les 2 pour 30 euros) (contact@tous-les-marins.org)

LES STATUTS DE L’ANMAM
Les statuts de l’ANMAM donnent beaucoup d’informations sur l’objet social de la structure associative et aussi sa conception, son organisation, sa composition, son territoire, son champ d’action, etc.
Il est normal que chaque futur adhérent en prenne connaissance avant de souscrire pour ne pas se tromper dans les buts de l’association nationale. Alors, en bas de la page d’accueil du site (https://www.tous-les-marins.org), vous trouverez l’onglet « STATUTS » et en cliquant dessus, vous avez accès en libre lecture aux statuts de l’ANMAM. Notre force est (entre autre) de communiquer et en toute transparence, apporter les renseignements avant même de les demander. Notre devise : s’unir pour mieux agir a toute sa place dans l’association nationale pilotée depuis février 2020 par notre président François RAIMOND.

LE SOUS MARIN : SUFFREN
Un petit document intéressant ! (transmis par un adhérent de l’Isère ex-sous marinier).
Le Suffren.

1. Plus gros, plus long… mais moins de marins à bord
Des armes capables de détruire une cible à 1.000km, mais pas que. « C’est un bateau mieux armé mais aussi plus discret, plus rapide et plus endurant que ses prédécesseurs », assure le capitaine de vaisseau Jérôme Colonna d’Istria, commandant de l’escadrille des sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) basée à Toulon. Premier né des Barracuda, programme qui remplacera les six SNA de la classe Rubis à l’horizon 2030, le Suffren est une véritable machine de guerre, plus performant que son prédécesseur dans tous les domaines. Deux fois plus lourd (5.000 tonnes), d’une longueur de 99mètres – contre 70m pour les Rubis – le nouveau sous-marin compte pourtant « seulement » 63 hommes d’équipage (le Suffren comprend deux équipages). Soit 7 marins de moins que dans les « vieux » SNA. « Il bénéficie d’une technologie de rupture : on est passé à l’ère du numérique« , explique le commandant, brandissant les exemples de la table tactique tactile ou du mat « optronique » qui remplace le périscope « à l’ancienne ». Côté armement, donc, ça ne rigole pas plus. Un missile de croisière naval lui autorise désormais des « frappes contre terre ». De nouvelles torpilles F-21 viennent aussi compléter un arsenal deux fois plus fourni.
Autre trouvaille : le Suffren accueille « un sas de mise en œuvre de nageurs de combat ». Des commandos marine peuvent y prendre place, avant de plonger en toute discrétion dans l’univers liquide qui entoure le sous-marin à propulsion nucléaire. « Avant ils passaient par les tubes lance-torpilles. C’était un peu artisanal… »

2. Un seul homme à bord possède sa propre cabine
On ne fera pas l’offense au commandant du Suffren de lui dire que sa cabine ressemble vaguement à l’espace vide qu’on a toujours rêvé d’aménager sous notre escalier. Et pour cause : le pacha est un chanceux. Il est le seul qui bénéficie de sa propre « chambre ». Autres privilégiés : le commandant en second et le chef machine qui se partagent quelques précieux mètres cubes. Pour le reste, les marins sont regroupés par postes standardisés de six, où – on le devine – les grands doivent avoir mal aux genoux et les ronfleurs ne pas se faire que des amis. « Ce sont des sous-marins bien conçus et confortables » ont pourtant coutume d’énoncer ceux qui y vivent. Il faut dire que sur les Rubis, il n’y avait pas moins de 18 couchettes par poste d’équipage. Et toujours pas le moindre hublot.

3. Il n’y a pas (encore) de femmes dans son équipage
C’est peu dire qu’à bord du Suffren, ça sent la testostérone. Et pourtant, avec 15% de femmes dans ses effectifs, la Marine fait une place de plus en plus importante à la mixité. En 2018, une nouvelle barrière a même été franchie avec, pour la toute première fois, l’embarquement de femmes sous-mariniers à bord des Sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE). Mais toujours pas sur le nouveau Sous-marin nucléaire d’attaque (SNA)… « Il a aussi été conçu pour accueillir des femmes », assure pourtant Laurent Coggia, commandant de l’équipage bleu. Et d’évoquer les « commodités de vie » – en gros les quatre douches et trois toilettes – agencées de manière à ce que le minimum d’intimité qui n’existait pas jusqu’alors soit désormais garanti. Tout cela ne serait finalement « qu’une question de temps », comme l’explique le pacha : « En fait, pour ce premier de série, nous avons constitué les équipages sur la base d’un vivier de marins expérimentés. Et comme il n’y avait que des hommes sur les Rubis… ».

4. Il n’est toujours pas à la Marine nationale
Construit à Cherbourg, où il a été mis à l’eau en août 2019, le bateau noir a rejoint Toulon, son port d’attache, en juillet 2020. Pour autant, le Suffren n’est toujours pas admis au service actif de la Marine nationale. « Ce sera le cas dans les mois qui viennent », a assuré Hervé Grandjean, porte-parole du ministère des Armées. Les essais à la mer se succèdent. Il a ainsi récemment franchi l’Équateur pour éprouver son fonctionnement dans les eaux chaudes. Depuis l’été, des tirs de la torpille lourde F-21 ont aussi été réalisés pour accompagner le développement de cette arme de nouvelle génération. En 2021, il a passé 120 jours à la mer pour un total de 3.000 heures de plongée. Son endurance est éprouvée au maximum. « On est dans une phase complexe et dense de validation des caractéristiques militaires du bateau », explique la capitaine de vaisseau Jérôme Colonna d’Istria, commandant de l’escadrille des sous-marins nucléaires d’attaque. « C’est un processus long mais tout à fait normal, surtout dans le cas d’un premier de série. On ne souhaite pas faire les choses à moitié. Tous les domaines de lutte doivent être maîtrisés sans incertitude. »

5. C’est possible de le piloter à 20 ans seulement
Piloter un monstre d’acier de 5.000 tonnes en eau profonde avec deux joysticks et trois ou quatre écrans peut faire frémir n’importe quel conducteur de Twingo. Pourtant, c’est bien à un matelot quartier-maître ou à un second maître qu’est susceptible de revenir cette tâche. Soit un marin d’à peine 20 ans… qui n’a pas forcément son permis de conduire. « D’une manière générale, sous-marinier est un métier de jeune », explique Jérôme Colonna d’Istria, commandant de l’escadrille des sous-marins nucléaires d’attaque (SNA). L’équipage « bleu » du Suffren a ainsi 27 ans de moyenne d’âge… avec un pacha de 48 printemps. Pour autant, les sous-mariniers connaissent déjà bien la « bête » avant même de mettre un pied dans ses coursives. Une formation pointue de plusieurs mois leur est dispensée à Toulon, à l’école de navigation sous-marine, où technologies 3D et simulateurs grandeur nature font le bonheur des nouvelles générations de militaires biberonnés aux jeux vidéo. « Tout est fait pour qu’il n’y ait aucune surprise quand les marins vont découvrir « en vrai l’environnement du bateau », résume Stanislas Guillou, directeur de l’école. Au total, une trentaine de « métiers » cohabitent dans un sous-marin, de l’atomicien au mécanicien, du chimiste à l’électricien en passant par le cuisinier… et le pilote, donc. « Barreur, ce n’est pas si compliqué », relativise le commandant Laurent Coggia. « À droite, à gauche ; monter, descendre. Le Suffren est extrêmement manœuvrant. Il faut juste être à l’équilibre entre le poids et la poussée d’Archimède qui évolue selon la profondeur à laquelle on se trouve… »
Bref : si on ne vous demandera jamais de faire un créneau avec un SNA dans un parking de supermarché, sachez qu’une petite pointe à 25 nœuds en frôlant des monts sous-marins n’est pas tout à fait à exclure.

6. La nuit, la couleur de l’éclairage est différente
Question à trois euros : comment un sous-marinier en plongée depuis plusieurs semaines fait-il pour savoir si, en surface, règne les ténèbres ou s’épanouit le soleil ?
Réponse : « Dans les coursives, il y a une lumière rouge la nuit et une blanche le jour », explique le capitaine de frégate Antoine Richebe, commandant de l’équipage rouge… qui travaille toute la journée.  Reste que les horloges sont aussi très présentes à bord du Suffren, notamment parce que le rythme de quart ponctue le travail des sous-mariniers. Autres mécanismes mis en place pour la bonne santé de l’équipage : le sous-marin nucléaire d’attaque produit son oxygène et son eau potable à partir de l’eau de mer. « Sur le Suffren, nous avons une capacité de production d’eau douce supérieure à celle du Rubis », annonce fièrement Antoine Richebe. « Cela permet par exemple de ne plus être limité en nombre de douches… »

7. Les « invités » peuvent dormir dans une torpille de 600kg
Si un jour – ingénieur, marin en formation, ministre, journaliste… – vous êtes amenés à profiter de l’hospitalité du Suffren, il vous faudra composer avec les particularismes locaux. Pour ceux que vivre 24h/24 à côté d’une (petite) centrale nucléaire ne dérange pas, sachez aussi que les huit couchettes disponibles pour les « invités » sont situées précisément dans la soute à armes tactiques. En gros : votre oreiller se trouve pile au-dessus des missiles de croisière navals de 1,5 tonne et autres charmantes torpilles de 6m de long. L’occasion de constater que le Suffren peut embarquer vingt armes du genre (sans oublier le missile antinavire Exocet), contre dix pour son prédécesseur. Au chaud sous leurs housses de protection, probable toutefois qu’une fois la nuit venue, ces « bombinettes » remuent bien moins que vous dans votre duvet.

8. Dedans, prière de ne pas claquer les portes
Sur un mur, un panneau prévient : « Discrétion acoustique. Ne pas claquer les portes. 20 dB ». Même à 350m sous la surface, le moindre bruit est en effet susceptible de faire repérer un bateau, et de le rendre aussitôt vulnérable. Obsession numéro 1 pour le Suffren, la discrétion est aussi l’un des points forts du nouveau sous-marin nucléaire d’attaque. Outre des technologies avancées, le SNA est conçu de manière à ce que le matériel du bord repose sur des berceaux, évites-en cela de toucher la coque, et donc de créer du bruit qui pourrait être transmis à l’eau. En opération, les hommes qui s’accordent un répit devant un écran sont priés de le faire un casque sur les oreilles !

9. Il a un très, très, très grand frigo
Dans la chambre froide du Suffren : 75 jours de vivres. Deux fois plus qu’à bord des bateaux noirs de la classe Rubis. Anecdotique ? Pas vraiment. Car sur un sous-marin nucléaire à l’énergie quasi inépuisable, la nourriture est bien le facteur technique limitant la durée d’une plongée ou d’une mission. Pour arranger tout ça et assurer des services pour 63 personnes, le « chef » doit composer avec une cuisine qui n’excède pas 10m2. Respect. Mais comme le clame un slogan de la Marine : « Rares sont les cuisiniers qui préparent de la crème anglaise en océan Indien ».

10. Son physique de rêve ne finira pas sur Instagram
Ceux qui ont l’œil remarqueront un kiosque qui n’a pas tout à fait la même allure que sur les Rubis, et un système de barre en X qui affleure à l’arrière du bateau. Voire un drôle de « coffre de toit » : en fait un hangar étanche amovible (« Dry deck shelter »), fixé au pont en cas de besoin des nageurs de combat et de leur mini-sous-marin. Mais ceux qui ont l’œil devront aussi s’armer de patience et d’un téléobjectif pour photographier la bête. Car impossible de s’approcher du Suffren, amarré à l’abri des regards dans la zone ultra-sécurisée de Missiessy. Là-bas, derrière les barbelés, toute prise de vue est interdite. Secret Défense oblige, les téléphones des personnes qui embarquent sont aussi confisqués avant la visite et la DRSD – les services de renseignements de la Défense – scanne les visiteurs pour s’assurer qu’aucun objet connecté ne rentre à bord.

BAL DE L’AN NOUVEAU à l’IGESA
Notre partenaire (sous convention) IGESA propose de vous divertir le vendredi 21 Janvier 2021 à partir de 19h30 dans le centre de vacances du Pin de Galles LE PRADET (Var). Un bal y est donné. Tarif unique pour tous : 25 euros. Prenez vos précautions avec les gestes barrières à respecter tant que faire se peut. Inscription directement au centre de vacances au 04 94 76 76 11 (uniquement sur réservation) – réservé aux marins et leurs amis du monde maritime et leurs familles (places limitées).

A la semaine prochaine (semaine 4)

bonne lecture

Le comité de rédaction.